Les entreprises belges mettent le bien-être en pause : deux sur trois ne prolongeront pas leurs initiatives en 2026
Bien que le bien-être au travail ait figuré en tête des priorités RH ces dernières années, des chiffres récents indiquent que les progrès marquent le pas. L'enquête menée par le spécialiste du recrutement Robert Walters auprès de chefs d'entreprise et de cadres belges révèle que la plupart des organisations ne développent plus leurs initiatives en matière de bien-être et que les employés ont aujourd'hui une perception plus négative de leur équilibre entre vie professionnelle et vie privée qu'il y a deux ans.
Stagnation dans la politique de bien-être
Les résultats montrent que la plupart des organisations ne souhaitent pas étendre leur politique de bien-être. 54 % s'attendent à ce que les initiatives actuelles restent inchangées, 8 % ne savent pas et 2 % pensent même qu'elles vont diminuer.
« Au total, cela signifie que près de deux organisations sur trois ne s'attendent pas à des changements substantiels en matière de politique de bien-être. Un résultat surprenant, surtout à l'heure où des thèmes tels que le bien-être mental, le stress et l'employabilité durable font l'objet d'une attention sans précédent », remarque Özlem Simsek, directrice générale chez Robert Walters.
Dégradation de l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée
La perception de l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée n'évolue pas non plus dans le bon sens. Seul 1 répondant sur 4 (25 %) estime que les employés ont un meilleur équilibre qu'il y a deux ans, tandis que 27 % indiquent que cet équilibre s'est plutôt dégradé.
Le groupe le plus important, 35 %, ne constate aucun changement. Malgré les nombreuses discussions sur le bien-être depuis la pandémie, de nombreuses organisations semblent stagner dans leur approche.
Les dirigeants considèrent la motivation et le bien-être mental comme les principaux risques
Lorsqu'on leur a demandé ce qu'ils considéraient comme le plus grand risque pour la productivité en 2026, pas moins de 60 % des chefs d'entreprise ont répondu : le manque d'engagement ou de motivation.
En outre, 21 % citent l'épuisement professionnel et les problèmes de santé mentale comme la principale menace. Ensemble, ces deux facteurs – la motivation et le bien-être mental – représentent plus de 4 sur 5 des risques mentionnés (81 %).
Une occasion manquée ?
La combinaison d'initiatives de bien-être stagnantes, d'un équilibre travail-vie privée qui se détériore et de la prise de conscience que la motivation et la santé mentale constituent les risques les plus importants peut créer des tensions sur le lieu de travail.
« Les organisations semblent bien connaître les risques, mais ont du mal à y répondre concrètement », explique Özlem. « Dans un contexte de pénurie persistante de talents et de niveaux de stress élevés, cette passivité peut avoir des conséquences néfastes à long terme. Les employés attendent désormais un environnement de travail où le bien-être n'est pas un projet RH, mais fait partie intégrante de la culture d'entreprise. »
La voie à suivre
Pour que le bien-être et la productivité soient véritablement en harmonie, il faut aller au-delà des initiatives ponctuelles ou des projets symboliques. Le bien-être doit être intégré de manière structurelle dans la politique de l’entreprise et soutenu activement par la direction.
Cela implique également que les cadres bénéficient d’une formation et d’un accompagnement adéquats afin de reconnaître les signaux et d’engager un dialogue ouvert sur le bien-être », explique Özlem.
« Par ailleurs, la motivation s’épanouit dans une culture fondée sur la confiance, l’autonomie et la reconnaissance. Les collaborateurs qui ont la liberté d’organiser leur travail eux-mêmes et qui se sentent valorisés pour leur contribution sont plus résilients et davantage engagés. »
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Özlem Simsek
Managing Director | Robert WaltersT: +32 2 790 25 50
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