L'IA dans les organisations belges : une évolution plutôt qu'une révolution
L'IA continue de gagner du terrain dans le monde entier, et les organisations belges ne peuvent échapper à cette révolution technologique. L'enquête sur les salaires 2026 menée par le spécialiste du recrutement Robert Walters révèle que la plupart des entreprises utilisent déjà une forme d'IA ou d'automatisation. Cependant, la manière dont cela se fait reste pour l'instant plutôt prudente que révolutionnaire.
L'IA est présente, mais pas encore bien établie
Près de deux tiers des organisations interrogées (65 %) indiquent utiliser l'IA ou l'automatisation dans des domaines spécifiques de leur activité. 18 % supplémentaires prévoient de s'y mettre dans le courant de l'année. Seules 2 % l'utilisent déjà à grande échelle.
Les organisations belges explorent activement le potentiel de l'IA, mais sans pour autant redessiner radicalement l'ensemble de leurs activités.
L'IA modifie avant tout la nature du travail
Bien que l'automatisation soit souvent associée à des pertes d'emplois, cette préoccupation semble pour l'instant limitée chez les entreprises belges. Seuls 8 % des chefs d'entreprise s'attendent à ce que l'IA entraîne une baisse du nombre d'emplois, tandis que 35 % d'entre eux partent du principe que cette technologie modifiera principalement le contenu et la nature des fonctions existantes.
Cette image nuancée prévaut également dans l'évaluation des fonctions les plus
vulnérables : la finance et la comptabilité (14 %), les ressources humaines et l'administration (12 %) et l'informatique et les données (11 %) sont les plus souvent citées, mais près d'une organisation sur trois estime qu'aucun poste n'est directement menacé.
« La majorité des entreprises considèrent l'IA comme un outil d'aide qui permet aux employés de travailler plus efficacement et d'alléger les tâches répétitives, et non comme un moyen de remplacer les travailleurs », explique Jens.
Investir dans les compétences et la croissance interne
Pour préparer leurs employés à l'avenir, les entreprises belges misent principalement sur la formation. La plupart des organisations combinent différentes initiatives : plus de la moitié (53 %) proposent des programmes de développement des compétences ou de reconversion professionnelle, et une proportion similaire (51 %) collaborent avec des partenaires de formation externes. En outre, environ un quart (27 %) déclarent encourager les opportunités de mobilité interne, tandis que 14 % mettent en place des programmes de mentorat pour favoriser le transfert de connaissances.
Il semble toutefois qu'il y ait encore matière à amélioration : plus d'une organisation sur cinq (22 %) n'a pas encore mis en place d'initiatives formelles pour aider ses employés à acquérir de nouvelles compétences.
« Les organisations qui, aujourd'hui, réagissent plutôt qu'elles n'anticipent l'évolution des besoins en compétences risquent à terme de perdre en agilité. Pour elles, la gestion des compétences deviendra donc un sujet prioritaire dans les années à venir », conclut Jens..
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Jens Spittael-Speeckaert
Associate Director | Robert WaltersT: +32 497 02 62 73
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